VITAMINE C - ACIDE ASCORBIQUE - VITAMINE C LEVOGYRE - ACIDE L-ASCORBIQUE - VITAMINE C POUDRE - VITAMINE C NATURELLE

 

QUOI DE NEUF SUR LA VITAMINE C ?

 

La Vitamine C est l'une des vitamines les plus anciennement connues et elle a fait l'objet d'innombrables recherches. Cette page n'aura donc aucune prétention à l'exhaustivité. Nous ferons le point sur quelques études récentes concernant la Vitamine C et notamment sur l'utilisation de sa forme oxydée l'acide L-déhydroascorbique qui pourrait se révéler comme un traitement particulièrement prometteur des accidents vasculaires cérébraux. Nous présenterons aussi les recherches du Dr Cathcart, un praticien de terrain qui a une longue expérience des méga doses de Vitamine C et qui en propose une explication théorique très intéressante. Nous présenterons aussi la théorie de prévention des maladies cardiovasculaires par la Vitamine C et les acides aminés lysine et proline, qui s'appuie sur le rôle de la Vitamine C dans la synthèse du collagène et qui a été développée par Linus Pauling et le Dr Rath, mais qui reste impitoyablement occultée par l'industrie pharmaceutique avant tout soucieuse de placer ses traitements anti-cholestérols aussi coûteux que peu efficaces (Cf. notre page sur les statines). Enfin, nous nous intéresserons, comme nous le faisons souvent sur le site, à diverses campagnes de dénigrement intervenues récemment au sujet de la Vitamine C dont nous montrerons à la fois le peu de sérieux et le caractère systématique et orienté.

Les recherches du Dr Frei :

Nous nous appuierons en partie sur une interview du Dr Frei (1), le nouveau directeur de l'institut Linus Pauling. Cet institut, fondé par le double prix Nobel Linus Pauling, conduit des recherches sur les micronutriments et les vitamines. On sait que Linus Pauling a ardemment soutenu l'intérêt des vitamines pour la santé pendant une grande partie de sa vie et qu'il a utilisé une partie de son prix Nobel pour créer sa fondation. Le Dr Frei est considéré comme une autorité scientifique dans le domaine des antioxydants et en particulier pour tout ce qui concerne la Vitamine C. Sa nomination à la direction de l'institut est donc considérée comme une excellente nouvelle, car il va conforter la légitimité et l'influence des recherches qui y sont menées.

Le Dr Frei a ainsi montré au cours de ses travaux de recherche que la présence de Vitamine C a un effet de protection de l'oxydation du cholestérol LDL plasmatique (le "mauvais" cholestérol). La Vitamine C, bien qu'hydrosoluble, protège donc des composés lipidiques comme le cholestérol, et cela de façon plus importante que le coenzyme Q-10. La Vitamine C intervient même avant la vitamine E ou les caroténoïdes. Si la Vitamine C est plus efficace que le coenzyme Q-10 ou sa forme réduite, l'ubiquinol-10, c'est que celui-ci ne se fixe qu'en petite quantité dans le cholestérol LDL. Le coQ10 est surtout présent à l'intérieur de la cellule dans les mitochondries où s'exerce sa fonction de transporteur d'électrons pour la production d'énergie cellulaire et sa fonction anti-oxydante. La Vitamine C par contre est beaucoup plus facilement disponible dans le plasma.

Les recherches du Dr Frei ont aussi permis de montrer que certaines expériences menées "in vitro" et qui montraient une action oxydante de la Vitamine C en présence de métaux comme le cuivre ou le fer n'étaient pas du tout confirmées in vivo, où les résultats étaient tout à fait contraires. Ainsi l'oxydation du LDL par le cuivre qui conduit à diverses pathologies artérielles serait diminuée d'un facteur 3 lorsque le LDL oxydé est mis en présence d'un mélange de Vitamine C (ascorbate) et de déhydro-ascorbate (la forme oxydée de la Vitamine C qui a donc perdu la plus grande partie de son pouvoir antioxydant). Ceci montre que, loin d'accentuer l'effet oxydant du cuivre, comme on aurait pu s'y attendre, la Vitamine C le neutralise avec une très grande efficacité. On voit aussi que même après avoir été oxydée, la Vitamine C conserve des propriétés anti-oxydantes intéressantes pour l'organisme.

En ce qui concerne le fer, les études in vitro montrent les propriétés oxydantes du fer qui sont expliquées par les réactions de Fenton et Haber-Weiss, lesquelles aboutissent à la production de radicaux libres. Mais ces phénomènes ne se confirment pas in vivo ou lors de l'étude de fluides biologiques comme le plasma sanguin. Dans plusieurs études réalisées par le Dr Frei, la Vitamine C conserve une activité fortement anti-oxydante, même en présence de niveaux élevés de fer. Confirmant ces recherches, un chercheur réputé, le Dr Gladys Block a montré que, chez les patients atteints d'hémochromatose (maladie qui se caractérise par des taux très élevés de fer dans l'organisme), la Vitamine C avait un effet antioxydant, proportionnel à l'apport effectué, d'après différents marqueurs de l'oxydation. Cette recherche est très importante car elle contredit toutes les recommandations faites jusqu'à présent à ces malades concernant le risque potentiel de l'apport en Vitamine C pour cette affection (2).

Les recherches du Dr Frei ont aussi confirmé l'utilité des apports de Vitamine C (à des doses d'environ 500 mg/j) à la fois dans la prévention mais aussi dans le traitement de l'athérosclérose car elle améliore la vasodilatation chez de nombreux types de malades (diabétiques, hypercholestérolémies, hypertendus, fumeurs). Le Dr Frei rappelle également que les propos alarmistes des adversaires de la Vitamine C quant à ses effets toxiques possibles (en particulier sur les reins) ne reposent sur aucune étude scientifique. Le seul effet gênant qui a pu être confirmé en cas de méga dose c’est l'apparition de diarrhée !

Reste à savoir quels sont les apports optimums de Vitamine C pour l'organisme ? Le Dr Frei propose la dose de 200 mg/j. Mais il précise, et c'est très important, qu'il s'agit de l'apport pour l'homme jeune et en bonne santé. Il reconnaît toutefois que l'on peut, même dans ce cas, augmenter encore la concentration du plasma en Vitamine C par des apports journaliers plus élevés de Vitamine C, ce qui veut dire que la Vitamine C supplémentaire n'est pas perdue en totalité par excrétion (Cf. nos explications à ce sujet en fin d'article). On ne sait pas encore non plus à l'heure actuelle à quel dosage et au bout de combien de temps la Vitamine C peut arriver à saturer les différents tissus de l'organisme dans lesquels elle pourrait se révéler particulièrement utile (comme l’œil ou le mucus des bronches qui sont très riches en Vitamine C chez l'individu en bonne santé). Par ailleurs ces 200 mg/j concernent une personne jeune en bonne santé et non stressée. Toute maladie, et en particulier toute inflammation va augmenter, dans des proportions parfois considérables, les besoins en Vitamine C. La Vitamine C va être captée en priorité par les globules blancs chargés de lutter contre l'inflammation, que celle-ci soit provoquée par la fièvre ou par un phénomène inflammatoire chronique. La capacité de l'organisme à absorber des doses importantes de Vitamine C semble d'ailleurs considérablement augmenter dans ces circonstances.

Tout cela conduit à des différences individuelles probablement très prononcées quant à la capacité des individus à assimiler et à utiliser la Vitamine C. Les paramètres à prendre en considération incluent en particulier l'âge, le sexe, l'état de santé, le stress et des paramètres génétiques encore inconnus. Compte tenu de ces variations, le Dr Frei estime que l'évaluation du taux plasmatique constitue un bon outil pour ajuster une éventuelle complémentation à un individu donné.

Il faut noter que les études sur la nutrition au paléolithique (époque où l'homme était doté d'une remarquable robustesse qui s'est spectaculairement dégradée au néolithique) ou chez les singes les plus proches de l'homme, évaluent les apports journaliers en Vitamine C dans une fourchette de 500 mg à 1 g.

Le Dr Cathcart et la saturation de l'organisme par la Vitamine C :

Ces considérations nous conduisent à développer un autre aspect de l'utilisation possible de la Vitamine C. Passwater l'interviewer du Dr Frei fait en effet allusion en passant au Dr Robert F. Cathcart, un praticien qui s'est beaucoup intéressé à l'utilisation de méga doses de Vitamine C lors des différentes maladies et qui a traité des milliers de malades selon cette méthode.

Rappelons à cette occasion que nombre de partisans de la supplémentation en Vitamine C reprochent vivement à l'institut Linus Pauling d'avoir trahi (bien avant la nomination du Dr Frei) certaines idées clé de Pauling sur les "méga-doses" de Vitamine C en thérapeutique. En effet cet aspect clé de la pensée de Pauling a été occultée par l'institut qui ne prône qu'une approche nutritionnelle de la Vitamine C et ne mène ni ne finance d'études pour confirmer les recherches de Klenner suivies par celles de Cathcart qui ont montré dans leur pratique clinique l'efficacité par voix orale ou en injection de doses très élevées de Vitamine C.

Le système médical de Cathcart étant pratiquement inconnu en France, il paraît utile d'en faire ici la présentation. Le Dr Cathcart a développé la notion de tolérance intestinale à la Vitamine C, laquelle augmente, selon lui, dans des proportions considérables au cours de certaines maladies, traduisant les besoins accrus en Vitamine C de l'organisme. Dans son article "Vitamin C, Titrating to Tolerance", le Dr Cathcart a donné un tableau impressionnant de ces variations suivant le type de maladie. Selon lui pour que l'effet curatif soit atteint, il faut s'approcher des doses de saturation gastriques de l'organisme de l'individu, en les ajustant de prises en prises au cours de la maladie (on peut aussi envisager des injections pour les patients présentant des pathologies digestives spécifiques (3)). Les doses digestibles par l'homme en bonne santé varient en général de 4 à 15 g/j, mais les doses de saturation sont extrêmement élevées chez la personne malade (10 à 15 g/j ou plus, rien que pour un léger refroidissement, mais 150 g/j ou plus pour une mononucléose ou une pneumonie !) (4). Ceci explique (pour partie (5)) que l'effet curatif de la Vitamine C ne soit pas reconnu, les doses généralement prescrites en pratique courante ou utilisées en automédication dépassant rarement les 2 g/j, ce qui peut améliorer significativement la convalescence du malade, en évitant notamment certains risques de complications, mais pas avoir un effet curatif décisif dans le cours des maladies les plus sévères, qui nécessitent les doses très élevées de Vitamine C citées précédemment. En fait, le moindre refroidissement suffit à épuiser les réserves de l'organisme en Vitamine C et en premier lieu au niveau de l'organe lésé, dans lequel se développe un état de carence aiguë. Cette carence peut ensuite gagner l'ensemble de l'organisme en fonction de la gravité et de la durée de l'affection. La Vitamine C apportée en grande quantité est en fait utilisée de façon très diverse dans l'organisme lors de la maladie. Elle neutralise les produits oxydatifs produits par les virus ou les bactéries qui envahissent l'organisme, mais aussi ceux créés en masse par l'action du système immunitaire lorsqu'il s'attaque à ces corps étrangers. Elle est ainsi consommée directement pour le fonctionnement des globules blancs qui luttent contre l'infection. Par ailleurs l'organisme produit lors de la maladie de nombreuses substances hormonales et immunitaires qui semblent fortement dépendantes du niveau de Vitamine C disponible.

On sait que l'organisme humain, depuis une mutation génétique intervenue il y a environ 55 millions d'années chez les ancêtres des singes et des hommes, et très pénalisé en ce qui concerne la Vitamine C, puisqu'il ne peut plus la synthétiser directement dans son organisme et qu'il est donc totalement dépendant des apports alimentaires. Notre ancêtre avait en effet un régime largement fructivore qui lui apportait par l'alimentation des quantités considérables de Vitamine C, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Les autres mammifères peuvent, dans leur quasi-totalité, synthétiser leur propre Vitamine C et possèdent des systèmes de rétroaction internes qui augmentent de façon importante sa production en cas de stress biologique. Toutefois, même chez l'animal, l'organisme n'est pas en mesure de fabriquer de la Vitamine C en proportion des besoins de l'organisme en antioxydant (en particulier dans les zones touchées par l'infection) lors d'un stress biologique important, ceux-ci étant en fait trop énormes, comme le montre les niveaux de consommation journaliers cités par Cathcart chez l'homme pour une utilisation thérapeutique (6). En fait aucun organisme vivant n'est en mesure de métaboliser de telles quantités de Vitamine C ! Néanmoins l'organisme animal est globalement moins sujet à la maladie du fait de sa capacité à fabriquer sa propre Vitamine C d'autant que celle-ci est directement disponible dans le sang dans un processus de libération continu ce qui rend la Vitamine C beaucoup plus efficace qu'un apport alimentaire.

On constate toutefois qu'au cours de l'évolution la nature n'a pas donné la priorité à la production de substances anti-oxydantes par les organismes vivants, car elle a eu à faire face à d'innombrables priorités simultanées où la longévité de l'organisme n'est pas forcément la priorité ! Néanmoins l'espèce humaine est paradoxalement l'une des espèces animales les mieux dotées en ce qui concerne la longévité du fait de l'enfance prolongée de l'être humain qui parvient exceptionnellement tardivement à l'âge adulte, ce qui a favorisée également l'augmentation générale de sa longévité. Cette carence en Vitamine C suite à une mutation génétique défavorable est sans doute un des facteurs limitatifs les plus importants à une augmentation majeure de la longévité humaine et expliquerait que l'être humain soit de loin une des espèces les plus exposées à toutes sortes de maladies. La Vitamine C est un exemple spectaculaire parmi d'autres des possibilités d'intervention dans le domaine des apports en antioxydants qui nous entraîne bien loin des 60 mg d'apports journaliers recommandés par la nomenklatura française de la nutrition !

Le Dr Cathcart estime qu'avec sa méthode, on peut faire disparaître environ 90% des symptômes typiques d'une maladie donnée. L'effet est selon lui particulièrement spectaculaire avec des maladies éprouvantes comme la mononucléose ou l'hépatite. En plus, on peut dans ces cas prouver la présence du virus par des tests et donc l'efficacité de sa méthode. Ceci dit, malgré l'absence de fatigue importante, le malade doit continuer à prendre des doses importantes de Vitamine C pendant souvent plusieurs semaines jusqu'à la guérison complète.

Apparemment depuis la dernière guerre mondiale différents praticiens, sur la base de leur expérience clinique, ont proposé des systèmes similaires à celui du Dr Cathcart, sans être entendus. Le premier d'entre eux le Dr Klenner a inspiré les recherches de Cathcart (Klenner ayant quant à lui beaucoup plus travaillé avec la Vitamine C injectable). Il est vrai que si de telles informations étaient confirmées elles entraîneraient une véritable révolution médicale, ce qu’évidemment personne ne souhaite, sauf, peut-être, quelques malades bien informés et de trop rares médecins persécutés par l'establishment !

Qu'on songe au bouleversement complet de la pédiatrie que cela entraînerait pour toutes les petites maladies infectieuses de l'enfance. On peut supposer que la Vitamine C en permettant un libre déploiement du système immunitaire de l'enfant donnerait à ceux-ci une exceptionnelle robustesse et lui éviterait par la suite d'innombrables maladies chroniques et dégénératives de l'âge adulte ! Dans la lutte contre le vieillissement toutes les maladies infectieuses et traînantes seraient dans la grande majorité des cas circonscrits et n'entraîneraient plus une sévère usure de l'organisme comme c'est actuellement le cas. On ne peut aussi s'empêcher de penser aux ravages que font en milieu hospitalier les maladies nosocomiales, qui se développent le plus souvent à la faveur d'une sévère oxydation de l'organisme (et donc d'une carence en antioxydants comme la Vitamine C).

En plus de ses remarquables recherches cliniques, le Dr Cathcart donne une remarquable explication électronique du mécanisme antioxydant de la Vitamine C, qui bouleverse la conception académique du rôle des produits antioxydants dans l'organisme. Ces conceptions sont proposées dans un article très important "Unique function of vitamin C". Les conceptions du Dr Cathcart tranchent heureusement avec la théorie du "saupoudrage", c'est-à-dire le fait de complémenter avec un peu de Vitamine C, un peu d'acide alpha-lipoïque, un peu de coQ10, etc., démarche évidemment utile, car beaucoup d'antioxydants agissent dans des boucles de rétroactions positives dont la connaissance est fondamentale, mais où les mécanismes chimiques et électroniques réellement à l’œuvre dans l'organisme ne sont souvent pas vraiment compris des professionnels eux-mêmes.

Partons de l'action de la Vitamine C pour vraiment comprendre les phénomènes en cause. L'acide ascorbique a comme formule C6H6O6(H2). Ci-dessous deux représentations possibles d'une molécule d'acide ascorbique. Le groupe CH2O2 en bas sur la figure de gauche est représenté en haut et de façon entièrement développée dans la figure de droite qui est inversée par rapport à la première.

Le H2 de la formule C6H6O6(H2) a été ici mis entre parenthèse pour signifier que l'acide ascorbique possède deux électrons de haute énergie liés à deux atomes d'hydrogène, électrons disponibles pour des réactions d'oxydoréduction. Ce sont les deux atomes d'hydrogène des deux groupes OH (représentés en haut sur la figure de gauche et en bas sur celle de droite), de la fonction ène-diol qui sont mobiles.

Une fois oxydé, l'acide L-ascorbique devient de l'acide L-déhydroascorbique, C6H6O6, après avoir perdu ces deux atomes d'hydrogène (en fait il existe aussi le mono-déhydro-ascorbique lorsque la Vitamine C n'a perdu qu'un seul atome d'hydrogène). Le déhydroascorbate peut assez facilement être réduit, c'est-à-dire récupérer ses atomes d'hydrogène s'il est dans un milieu biologique favorable à cette réaction. En cas contraire, dans un milieu très oxydatif, et au bout de quelques minutes seulement, il sera dégradé de façon irréversible en acide 2,3-diketo-L-gulonique. C'est le cas par exemple lors d'une maladie infectieuse qui va épuiser le stock de Vitamine C organique en oxydant le déhydroascorbate. (Cf. "Antioxidants, Antibodies and Autoimmune Disease" de Steven Wm. Fowkes).

L'avantage de substance comme le déhydroascorbate outre qu'elles peuvent être retransformées en acide ascorbique, c'est que ces substances biens qu'oxydées après avoir fourni leurs électrons ne sont pas toxiques pour l'organisme, contrairement aux radicaux libres qui sont des substances oxydées souvent très toxiques. C'est justement ce qui permet d'utiliser l'acide ascorbique avec une très grande sécurité dans la lutte contre les radicaux libres.

Les radicaux libres qui contribuent pour une part importante au vieillissement de l'organisme ont des origines diverses parmi lesquelles figurent les sous-produits de la fabrication de l'énergie à partir de l'oxygène dans les mitochondries lors du cycle de Krebs (phénomène inhérent à la vie des organismes supérieurs), les attaques de l'organisme par des virus ou des bactéries, et les produits utilisés par le système immunitaire contre ces mêmes envahisseurs. Par ailleurs la plupart des maladies chroniques dégénératives produisent de l'inflammation et des radicaux libres. Les globules blancs utilisent des produits très agressifs pour détruire les envahisseurs de l'organisme et ils succombent eux-mêmes, après en avoir détruit un certain nombre, à cause des produits oxydants qu'ils ont utilisés. Il est à noter que les globules blancs ont une très forte affinité pour la Vitamine C qu'ils "pompent" en masse dans le plasma afin de lutter contre l'oxydation et augmenter leur longévité dans un milieu très oxydé. Ajoutons pour être précis qu'ils pompent d'ailleurs de l'acide déhydroascorbique sans doute parce que celui-ci est souvent le seul disponible dans les zones très oxydées où ils interviennent en priorité. En l'absence de Vitamine C, la destruction des globules blancs produit à son tour une forte hausse de l'oxydation du milieu et ainsi de suite... C'est ainsi qu'en cas de blessure ou de maladie, la zone concernée par l'agression subit une très forte oxydation et elle tend à se développer et à s'étendre si l'organisme est affaibli. De par leur constitution, les organismes vivants ne sont pas en mesure de lutter efficacement contre un tel phénomène local de stress oxydatif, de caractère plus ou moins étendu.

L'antioxydant principal à l'intérieur des cellules, le glutathion est utilisé en masse par les cellules qui sont agressées. Il est aussi utilisé en grande quantité dans les cellules immunitaires comme les globules blancs. En cas d'oxydation de la cellule, le glutathion (GSH = g-glutamylcysteinylglycine) se transforme en sa forme oxydée, le GSSG, et le ratio cellulaire GSH/GSSG tend à se dégrader si le GSSG n'est pas réduit à nouveau en GSH. Le GSH est en effet utilisé massivement pour "réduire" (au sens chimique) les produits d'oxydation cellulaires (il leur donne des électrons pour les neutraliser) et c'est au cours de cette opération qu'il s'oxyde (il perd des électrons). Le GSH est en particulier très abondant, dans sa forme réduite donneuse d'électron, au sein des mitochondries, les petits organites cellulaires qui sont les "usines" productrices d'énergie de la cellule (à travers le cycle de Krebs qui fournit l'ATP). Lorsque le GSH tend à manquer (il a en fait été transformé en sa forme oxydée), les mitochondries fonctionnent de plus en plus mal et la cellule est envahie par les produits d'oxydation, les mitochondries sont endommagées et le noyau cellulaire également, tout ceci pouvant aboutir à la mort cellulaire. Le GSH est mis à disposition des cellules de l'organisme par les cellules hépatiques, mais c'est à l'intérieur même des cellules qu'il peut être recyclé de sa forme oxydée GSSG à sa forme réduite GSH, grâce à l'ATP produit dans les mitochondries. Mais, en cas d'oxydation cellulaire importante, le rendement qui peut être obtenu par le cycle de Krebs n'est pas suffisant pour rétablir un taux satisfaisant de GSH/GSSG, d'autant que l'ATP fourni par le cycle de Krebs contribue à bien d'autres processus énergétiques cellulaires en dehors de la réduction du GSSG.

C'est ici qu'intervient la théorie électronique du rôle de la Vitamine C. Notons d'abord que la Vitamine C et le GSH, qui sont tous deux hydrosolubles, ont une grande affinité l'un pour l'autre (7). Plusieurs études ont montré le rôle protecteur de la Vitamine C sur le niveau de glutathion dans les organismes vivants. En tant normal, c'est le glutathion qui réduit le déhydroascorbate en acide ascorbique (parce que le pouvoir réducteur du glutathion est supérieur à celui de la Vitamine C), ce qui permet de réutiliser plusieurs fois de suite l'acide ascorbique au cours de sa circulation dans l'organisme. Par contre en cas d'oxydation croissante du milieu, celui-ci va s'appauvrir en GSH/acide ascorbique et augmenter son niveau de GSSG/déhydroascorbate, jusqu'à un moment où le pool disponible de déhydroascorbate va lui-même subir une oxydation supplémentaire le rendant définitivement incapable de se retransformer par réduction en acide ascorbique. C'est dans ces cas que l'organisme subit une sévère oxydation. Mais à l'opposé, lorsque l'acide ascorbique est présent en très grande quantité, la relation peut s'inverser. Au lieu que le GSH s'oxyde en GSSG pour réduire le déhydroascorbate en acide ascorbique, c'est l'acide ascorbique qui s'oxyde en déhydroascorbate pour réduire le GSSG en GSH. Ces réactions sont évidemment liées aux deux ratios GSH/GSSG et acide ascorbique/déhydroascorbate. Si l'organisme est suffisamment saturé en Vitamine C réduite, celle-ci est relativement peu oxydée lors de sa circulation dans l'organisme et elle peu atteindre sous sa forme réduite la zone d'oxydation massive du foyer infectieux où elle va rencontrer un milieu riche en GSSG. Elle va alors réduire en masse le GSSG en GSH. Elle abolit alors le phénomène limitatif que constitue la fabrication trop lente de l'ATP dans les mitochondries. Les cellules vont être protégées de l'oxydation et les globules blancs vont avoir une durée de vie spectaculairement accrue. En effet, en temps ordinaire, les globules blancs sont immergés, au niveau de la zone infectieuse, dans un milieu extrêmement agressif et ils manquent rapidement de glutathion (qu'ils sont obligés de recycler comme les autres cellules), ce qui aboutit à leur destruction, ce qui accroît l'inflammation du milieu, etc. La Vitamine C va protéger à la fois le plasma, les cellules de l'organisme et celles du système immunitaire mettant un terme à la spirale destructrice et auto-renforçante de l'oxydation de l'organisme. La Vitamine C apportées en masse réduit donc les antioxydants oxydés, en premier lieu le glutathion, mais aussi la totalité des autres antioxydants, soit directement, soit indirectement par l'intermédiaire du glutathion, compte tenu de leurs fortes affinités.

Ainsi, la Vitamine C, du fait de sa très faible toxicité, même à très forte dose, de sa capacité à réduire de nombreux antioxydants, et de par ses affinités avec le glutathion, l'antioxydant cellulaire le plus répandu, constitue un outil tout à fait unique qui permet à l'homme de s'affranchir du principal facteur limitatif du métabolisme de l'oxygène et de la fabrication de l'ATP lorsqu'il s'agit de soutenir l'organisme dans sa lutte contre la maladie et l'oxydation. Il est à cet égard regrettable de constater que les mécanismes d'oxydoréduction sont finalement pas ou mal compris (il s'agit pourtant de notions de chimie plus que basiques !) ou qu'on les cantonne dans des limites beaucoup trop étroites. Comme le dit Cathcart qui compare l'oxydation par les radicaux libres à un incendie, on confond trop souvent le sceau (l'antioxydant) et l'eau que l'on met dedans (la capacité réductrice de l'antioxydant). Il faut aussi comprendre que si certains antioxydants ont une localisation physique préférentielle, par exemple le coQ10 sur la membrane interne des mitochondries, il faut prendre garde de ne pas confondre structure et fonction. La localisation du coQ10 lui confère, par exemple, un rôle de tout premier plan dans la protection et la longévité des mitochondries en protégeant leur membrane et en optimisant les transferts d'électrons et de protons lors du cycle de l'ATP. La Vitamine C, beaucoup moins spécialisée et beaucoup plus polyvalente à un rôle tout à fait particulier que ne pourrait remplir le coQ10 et réciproquement d'ailleurs. A ce jour, la Vitamine C est le seul produit connu que l'on puisse utiliser pour fournir en masse et sans danger une capacité réductrice pratiquement illimitée à l'organisme.

L'intérêt pour les accidents cérébraux de l'acide L-déhydroascorbique, forme oxydée de la Vitamine C :

Le cerveau contient une grande quantité de Vitamine C (jusqu'à 10 fois celle du plasma) où son rôle n'est pas totalement élucidé. Outre son rôle majeur d'antioxydant, elle participe probablement à la synthèse d'un certain nombre d'hormones et de neurotransmetteurs. La plus forte concentration se trouve à l'intérieur des neurones, puis en proportion nettement plus faible dans les cellules gliales (cellules de soutien et d'alimentation des neurones) et plus faible encore dans le liquide cérébro-spinal. Des mécanismes de protection spécifiques font que l'acide ascorbique (AA) cérébral est maintenu à un niveau significatif, même en cas de carence aiguë et prolongée dans le reste de l'organisme (lors du décès par scorbut, le cerveau est le seul organe qui contient encore de la Vitamine C). C'est sans doute le signe de son importance vitale pour les neurones.

On sait que le cerveau est isolé du reste de l'organisme par la barrière hémato-encéphalique (BHE). On s'est progressivement aperçu que la Vitamine C ne pouvait pénétrer telle quelle dans le cerveau car elle était bloquée au niveau de la BHE. Une étude de 1997 (David B. Agus, texte intégral) confirme que c'est la forme oxydée de la Vitamine C, l'acide L-déhydroascorbique (DHA), qui pénètre dans le cerveau. Le DHA est traité comme un sucre par le transporteur de glucose GLUT1 des cellules endothéliales de la BHE qui le font passer dans le cerveau.

[Notons au passage que l’œil est doté des mêmes mécanismes de filtrage préférentiel du DHA que le cerveau et qu'au niveau cellulaire, il en va de même pour les globules blancs. La plupart des cellules ayant des mécanismes d'incorporation du glucose, elles peuvent aussi capter de façon optionnelle le DHA présent dans le plasma qu'elles retransforment en AA à l'intérieur de la cellule. Cela évite que le DHA qui est souvent le seul présent dans les zones de forte oxydation ne soit rapidement détruit en un produit inutilisable comme antioxydant.]

Dans des expériences sur des rats et des souris, Agus a montré qu'alors que des injections d'acide ascorbique ne pénétraient pas dans le cerveau, le DHA passait en grande quantité à travers la BHE (4% environ du bolus est retrouvé dans le cerveau) où il était rapidement retransformé en AA à l'intérieur du cerveau après absorption par les neurones et d'autres cellules. Le cerveau dispose des capacités réductrices nécessaires pour retransformer sans difficulté particulière des apports massifs de DHA en AA.

Après injection d'AA (à la place de DHA) une quantité significative est ensuite retrouvée dans le cerveau mais les délais sont beaucoup plus longs car l'AA doit d'abord être oxydé en DHA de par l'action générale du métabolisme pour être ensuite transféré dans le cerveau selon le mécanisme de transport du DHA déjà décrit. C'est d'ailleurs probablement de cette façon que le cerveau s'alimente en Vitamine C de façon habituelle. Une fraction de l'AA est transformée en DHA lors de son transit dans l'organisme et serait absorbée en priorité par le cerveau. Il serait donc particulièrement intéressant de disposer également en sus de cette étude de données chez l'homme sur le ratio AA/DHA en fonction de la quantité des apports d'AA et de la variation de ce rapport en fonction de l'état de santé. Ceci afin d'avoir une idée des stocks circulant de DHA disponible pour le cerveau. Il serait, par exemple, très intéressant d'avoir une idée du ratio AA par rapport à DHA (et donc susceptible de passer dans le cerveau) chez une personne grippée ayant une forte fièvre et de l'évolution de ce ratio en fonction d'une complémentation en AA. Je n'ai malheureusement jamais pu trouver d'articles de synthèse sur ce point pourtant fondamental du ratio AA/DHA et de sa variation avec les apports et en fonction de l'état de santé et de maladie. Mon hypothèse est que la complémentation en Vitamine C pendant la maladie infectieuse entraînerait un passage massif de DHA dans le cerveau lequel pourrait avoir un rôle majeur dans le contrôle de la maladie par l'organisme, notamment en améliorant la régulation hormonale de l'ensemble de l'organisme via le système hypothalamus-hypophyse.

A noter que seul l'apport de DHA par voie intraveineuse est approprié pour alimenter rapidement et en masse le cerveau, car la DHA apportée par voie alimentaire serait retransformée pour une grande part (selon des proportions qui seraient à préciser) en AA lors de l'absorption gastro-intestinale (Agus, réf. n°2 et Huang J. ref. n°24).

En s'appuyant sur l'étude que nous venons d'évoquer, une autre recherche publiée en 2001 (Huang J., texte intégral) s'est intéressée dans une étude animale sur la possibilité d'utiliser ce phénomène en cas d'attaque vasculaire cérébrale. A titre préventif, la mortalité est diminuée de 50%. En curatif, des doses de 250 mg/kg ou 500 mg/kg, administrées dans une fenêtre de 15 mn à 3 heures après l'attaque réduisent le volume de la lésion d'un facteur 6 et d'un facteur 9 respectivement ! Comme dans la recherche de Agus, le cerveau a été capable, en dépit de l'attaque, de retransformer massivement le DHA en AA. Les auteurs ont également mis en évidence l'absence de risque hémorragique associé au traitement. Ceci est à comparer avec le TPA recombinant, seul traitement admis par la FDA en phase aiguë de l'accident, qui doit être administré lui aussi dans les trois heures qui suivent l'installation de l'ischémie et qui comporte des risques hémorragiques très élevés. C'est pourquoi il n'est d'ailleurs administré qu'à une petite partie des malades éligibles.

Il faut savoir que les attaques cérébrales figurent parmi les principales causes de décès dans le monde occidental. En sus, elles sont une cause majeure d'innombrables et lourdes invalidités suite aux lésions occasionnées dans l'environnement cérébral de l'attaque. Je pense qu'on n'exagèrerait donc pas en disant que les résultats que nous venons de présenter sont tout simplement sensationnels. Compte tenu de la très large similitude des mécanismes en cause chez l'homme et l'animal les résultats seront très probablement transposables.

De nombreuses recherches prometteuses s'ouvrent dans ce domaine. On pourrait par exemple évaluer l'intérêt du DHA pour toute une série de problème où une oxydation importante est susceptible d'endommager le cerveau. Son utilisation au long cours pourrait également être envisagée pour diverses affections neurologiques et psychiatriques (l'intérêt majeur de hautes doses de Vitamine C pour la schizophrénie a déjà été établi par le Dr Abram Hoffer dès les années 50). Il faudrait aussi tester sa synergie avec d'autres antioxydants. Peut-être que des médicaments oxygénateurs cérébraux comme les dérivés des ergots de seigle pourraient améliorer encore l'efficacité des mécanismes d'oxydoréduction qui transforment le DHA en AA dans les cellules nerveuses, etc.

Pourtant, le moins que l'on puisse dire c'est que ces résultats n'ont pas fait la une de la presse et n'ont pas dépassé le cercle des initiés abonnés de la presse scientifique spécialisée (un bref article, tout de même, dans le quotidien du médecin du 25/08/01). C'est que s'il s'agit d'une très bonne nouvelle pour les malades, leur entourage et les médecins de famille, c'est tout simplement une catastrophe annoncée pour l'industrie pharmaceutique qui voit une nouvelle fois ses coûteuses recherches de produits brevetables susceptibles d'être remises en question par l'apport d'un antioxydant non brevetable et d'un coût de fabrication négligeable. Il s'agit en effet d'un gigantesque marché potentiel qui risque de lui échapper. Aussi, ne faudra-t-il pas s'étonner si cette découverte fondamentale ne débouche comme c'est malheureusement probable sur aucune application thérapeutique chez l'homme, alors qu'il s'agit d'une découverte majeure de la médecine urgentiste (premier secours).

Par ailleurs, compte tenu de ce qu'il est peu probable que cette découverte majeure ait un jour des applications cliniques, il faut ajouter qu'elle ne doit pas décourager à la prise de l'AA habituelle, ni à son utilisation en injection, compte tenu de ses applications remarquables dans une multitude de pathologies. Les protocoles de Klenner un des cliniciens ayant le plus étudié la Vitamine C ont aussi montré que la Vitamine C injectée était très efficace dans les formes neurologiques graves des infections virales. Des dizaines de virus peuvent être à l'origine de ces complications neurologiques gravissimes qui engagent le pronostic vital et Klenner rapporte de très nombreux succès très rapides avec la Vitamine C injectable dans ce domaine (d'après T. Levy, ouvrage discuté en fin de page). Il faudrait également pouvoir étudier la diffusion cérébrale à plusieurs jours de hautes doses de l'AA, l'expérience rapportée portant sur des délais très brefs de transport cérébral en rapport avec les accidents cérébraux.

La Vitamine C et le collagène :

Un autre sujet qui a fait couler beaucoup d'encre aux USA concerne les rapports entre la Vitamine C et le collagène. En effet à partir de l'importance bien connue de la Vitamine C dans la synthèse du collagène, en l'occurrence celui de la paroi artérielle, des chercheurs comme Linus Pauling et le Dr Rath ont proposé une théorie alternative de l'origine et du traitement des maladies cardiovasculaires à l'aide de la Vitamine C et des acides aminés lysine et proline.

Commençons par un petit rappel sur le collagène. Le collagène forme 30% de la totalité des protéines de l'organisme et entre dans la composition de la peau, de l'os, des dents, du cartilage. Le collagène est en fait un agent de structure organique qui participe à la tenue des tissus mous en leur fournissant une armature. Ce besoin de structure et d'organisation des tissus dès que l'animal atteint une certaine taille fait qu'on trouve déjà du collagène chez des animaux multicellulaires très élémentaires. La solidité du collagène provient de sa structure car il est constitué d'un filament constitué de trois brins de protéines entrelacés, selon une structure en hélice. Sur cette trame commune, il existe plusieurs sortes de collagènes, suivant les types de tissus concernés et leur rigidité.

La Vitamine C participe à diverses hydroxylations. L'acide ascorbique catalyse l'hydroxylation des acides aminés proline et lysine en hydroxyproline et hydroxylysine, constituants normaux du collagène. Ces deux acides aminés sont quasi exclusivement présents dans le collagène qui contient aussi d'importante quantité de glycine un autre acide aminé qui contribue à donner la forme en hélice de la molécule. L'hydroxylation consiste à rajouter un élément -OH sur la chaîne latérale carbonée (partie des acides aminés grisée sur le tableau en lien) de la proline et de la lysine.

A l'intérieur de la cellule les sites de synthèse du collagène sont les ribosomes. Les ribosomes sont de petits granules constitués d'ARN ribosomal et qui contiennent également des protéines. Chaque ribosome est composé de deux sous-unités se présentant sous la forme de petits globules de dimensions différentes et s'emboîtant l'un dans l'autre. La petite sous-unité se trouve collée au-dessous de la grosse.

Il existe des ribosomes libres qui flottent librement dans le cytoplasme et d'autres, les ribosomes liés à la membrane. Ils font partie d'un système complexe appelé réticulum endoplasmique rugueux dont les ribosomes assurent principalement la synthèse des protéines qui sont destinées aux membranes de la cellule, aux lysosomes mais aussi aux protéines devant sortir de la cellule, ce qui est le cas des éléments précurseurs du collagène (voir figure détaillée des étapes cellulaires et extracellulaires de la synthèse du collagène)

C'est le préprocollagène qui est traité par les ribosomes. Suivant le type d'ARN qu'ils possèdent, les ribosomes vont avoir des affinités pour différents acides aminés. Des ribosomes spécifiques captent la lysine et la proline plasmatique libre et constituent une trame où viennent se positionner ces acides aminés qui sont ensuite hydroxylés.

Ces réactions d'hydroxylation sont catalysées par deux enzymes, le prolyl-4-hydroxylase et le lysyl-hydroxylase. La Vitamine C joue un rôle fondamental dans cette réaction avec le Fer (Fe2+), l'oxygène et l'alpha-ketoglutarate (voir schéma). La Vitamine C assure la réduction permanente du Fer en réduisant Fe3+ en Fe2+. Le Fer à son tour donne un électron à l'enzyme qui assure la transformation de la proline en HO-proline, puis le fer est à nouveau réduit par la Vitamine C, etc. (le principe est le même avec la lysine, seul l'enzyme change). La Vitamine C devient du semi-déhydroascorbyl (la forme semi-oxydée de la Vitamine C lorsque celle-ci n'a donné qu'un seul de ses électrons excédentaires) qui doit être réduit à nouveau par d'autres systèmes antioxydant (glutathion ou acide alpha-lipoïque notamment) ailleurs dans la cellule pendant qu'une autre Vitamine C vient donner un électron au système. La capacité réductrice cellulaire générale est en permanence alimentée énergétiquement par la consommation d'ATP, produit du métabolisme de l'oxygène dans les mitochondries. La Vitamine C active de la même façon d'autres systèmes enzymatiques comme la transformation de la dopamine en norépinéphrine via le cuivre (voir les schémas en lien, fichier nécessitant le logiciel Powerpoint)

Sans cet effet réducteur, la réaction enzymatique est rapidement bloquée (Cf. lien). En cas de carence en Vitamine C, le collagène produit présente un défaut d'hydroxylation, en particulier de la proline, ce qui lui donne une structure anormale et le précollagène a tendance à rester bloqué à l'intérieur de la cellule. La Vitamine C a également un puissant effet activateur sur la synthèse du collagène indépendant de sa fonction d'hydroxylation de la proline et de la lysine (Cf. lien).

La lipoprotéine Lp(a) :

Voyons maintenant les théories de Linus Pauling et de Matthias Rath. Elles partent de l'idée selon laquelle les plaques d'athérosclérose se forment en réaction à des dommages des artères ayant subit une usure par manque de synthèse de collagène. La plaque vient en fait renforcer l'artère, proposant une réparation de fortune en cas de manque de Vitamine C, mais elle est en même temps à l'origine du risque cardio-vasculaire car c'est un très mauvais substitut du collagène. La lipoprotéine Lp(a), vient se lier à des résidus de lysine et de proline dans la matrice de collagène endommagée et est un constituant important de la plaque d'athérome. La Lp(a) est une substance collante qui ressemble au cholestérol LDL et que l'on ne trouve que chez les humains ou les espèces qui ne fabriquent pas leur propre Vitamine C. Il y a là une coïncidence qui n'est évidemment pas fortuite mais qui n'est quasi jamais mentionnée par la recherche académique.

Un taux sanguin élevé de Lp(a) favorise la survenue d'accidents cardiovasculaires précoces. Bien qu'elle ne fasse malheureusement pas l'objet d'une recherche systématique lors des examens standards du cholestérol, son importance marquée dans le risque coronarien fait désormais l'objet d'un large consensus. Son rôle physiologique est à l'heure actuelle encore mal connu. Elle s'accumule au niveau de la paroi des vaisseaux artériel. Les concentrations plasmatiques sont corrélées aux dépôts artériels, ce qui explique que le risque d'athérosclérose soit proportionnel au taux circulant. On considère que sa concentration doit être inférieure à 0,300 g/l. Son métabolisme est indépendant de celui des autres lipoprotéines : HDL, LDL, et VLDL. Elle ne participe pas au métabolisme du cholestérol.

La Lp(a) a longtemps été considérée comme une lipoprotéine LDL. Elle s'en différencie par la présence de la protéine (a), Apo(a), une glycoprotéine attachée par un lien disulfide. La Lp(a) est de ce fait structuralement proche du plasminogène. Le plasminogène est quant à lui une protéine plasmatique inactive qui se transforme en sa forme active la plasmine (ou fibrinolysine), un agent capable de dissoudre la fibrine par fibrinolyse. La fibrinolyse est un phénomène physiologique aboutissant à la destruction protéolytique du thrombus fibrinoplaquettaire formé à l'issue de la coagulation. Autrement dit la plasmine assure la digestion des éléments de coagulation et évite leur accumulation sur la surface des vaisseaux sanguins une fois que leur présence n'est plus utile. La similarité de sa structure ferait que la Lp(a) entrerait en compétition avec la plasmine. Elle empêcherait le nettoyage de l'artère par la plasmine et de dépôt la Lp(a) initierait la formation de la plaque d'athérome. Les propriétés adhésives de la Lp(a) font qu'elle agglomère des particules de LDL, VLDL, le calcium et les métaux lourds qui auraient une affinité très forte pour la plaque d'athérome. Ainsi lorsque les artères sont fragiles du fait d'une insuffisance et d'une mauvaise qualité du collagène (fragilité qui peut être augmentée par des facteurs comme l'hypertension), elles subissent des dommages qui induisent des phénomènes de coagulation plaquettaire. Lorsqu'une grande quantité de Lp(a) est présente de surcroît, cela favorise d'autant la formation de la plaque d'athérome. A l'inverse quand des éléments favorisant la réparation du collagène comme la Vitamine C et les acides aminés lysine et proline sont présents en abondance, la Lp(a) ne représente plus un facteur de risque.

L'apport de lysine et de proline a des intérêts multiples. Ces acides aminés favorisent, avec la Vitamine C, la synthèse du collagène qui va réparer l'artère et donc rendre inutile la réparation de fortune par la Lp(a). Mais ce sont aussi des inhibiteurs de la Lp(a) et ils vont donc diminuer l'étendue des plaques d'athérome. La Lp(a) possède en effet des récepteurs à ces deux acides aminés et leur apport inhibe sa capacité à s'attacher à la paroi artérielle. C'est la proline qui est la plus efficace dans cette intention. Il est aussi possible que la lysine favorise l'action protéolytique de la plasmine. La Lp(a) déjà déposée se dissoudrait donc progressivement grâce à cette thérapeutique, d'après les résultats obtenus auprès des innombrables patients ayant déjà appliqué avec succès la méthode de Pauling et Rath. A noter que la proline peut être synthétisée par le corps humain à partir d'autres acides aminés.

La lysine est un acide aminé essentiel qui doit être apporté par l'alimentation ou la complémentation. Toutefois comme la formation de la plaque d'athérome fait suspecter des carences en ces deux acides aminés et en Vitamine C il est prudent d'apporter ces trois éléments dans la complémentation de ces malades. On apporte plusieurs grammes de chacun de ces trois éléments dans le protocole de traitement de Pauling (qui n'est toujours pas reconnu par la recherche académique). En prévention du risque cardiovasculaire chez le sujet en bonne santé, on utilise surtout la lysine, souvent 500 mg/j, et la Vitamine C. Il est également conseillé de prendre un multivitamine B bien dosé qui fera diminuer le taux d'homocystéine. D'autres antioxydants et acides aminés (comme la taurine, l'arginine et la glycine) peuvent aussi être intéressant. La glycine notamment dont on parlait peu alors qu'elle intervient dans la synthèse du collagène aurait dans de nombreux domaines une activité bien supérieure à ce que l'on croyait jusqu'à récemment (voir l'excellent article du site de aor.ca). Personnellement j'ai toujours été surpris que la glycine ne soit pas incluse dans le protocole Rath - Pauling puisqu'elle participe à la synthèse du collagène. La glycine est un acide aminé très simple, dont le prix est très peu élevé sur le marché américain (un peu plus de 20$ le kg) et dont le goût et la consistance rappelle celui du sucre en poudre blanc en légèrement moins sucré. Par ailleurs des chercheurs français ont aussi mis en évidence le rôle majeur de formes de silice dites "organiques" (formes de silice facilement assimilable par l'organisme) dans la synthèse du collagène et son utilisation en synergie avec les nutriments précités semble essentielle. On trouve parmi ces produits le célèbre G5 de Loïc le Ribault mais aussi d'autres produits comme le biosil, un produit belge, à base d'acide orthosilicique très assimilable, produit largement distribué aux USA par la marque Jarrow (100 jours de complémentation pour environ 20$).

Enfin, précisons que le Dr Rath qui poursuit des recherches en cancérologie estime que le protocole utilisé pour le traitement de la plaque d'athérome est aussi, moyennant quelques adaptations, extrêmement efficace pour inhiber les métastases cancéreuses, responsables de la majorité des décès pour cancer, en protégeant le collagène qui est attaqué par le cancer lors de sa propagation (voir lien).

Les études controversées sur les effets pro-oxydants de la Vitamine C :

Malgré ces résultats et ces théories fascinantes, l'hostilité contre la Vitamine C ne se dément pas. Sans prétendre à être la panacée universelle, la Vitamine C a bien des qualités qui devrait en faire un médicament qui accompagne la plupart des traitements médicaux classiques et qui devrait s'imposer lors de la convalescence. Ajoutons que lors des interventions chirurgicales, il semble qu'elle puisse jouer un rôle décisif dans les suites d'anesthésies et pour la cicatrisation... Un tel produit polyvalent, sans danger, non breveté et économique ne peut donc que s'attirer les foudres de l'establishment médical et des multinationales pharmaceutiques !

Il ne faut donc pas s'étonner de voir qu'alors que les études sur la Vitamine C ont, dans leur quasi-totalité, montré son intérêt en thérapeutique et son innocuité, la moindre étude en sens contraire, même si elle est provisoire ou insuffisamment fondée reçoit aussitôt un écho tout à fait extraordinaire !

Deux études récentes sont dans ce cas. Le Dr Frei évoque l'une de ces affaires. Il s'agit d'un article publié dans la revue Nature qui évoque le risque de dommage de la Vitamine C sur l'ADN pour des apports qui correspondrait à 500 mg/j chez l'homme. La critique du Dr Frei est très claire et très argumentée quant au manque de crédibilité de cette recherche et nous renvoyons à l'interview pour plus ample information (1) ainsi qu'à la lettre ouverte que le Dr Frei et d'autres auteurs ont adressé à Nature. Le Dr Frei a montré comment la méthode de mesure du stress oxydatif utilisé dans l'étude, est tout à fait obsolète, car la technique utilisée entraîne un processus d'oxydation massif lors du test, ce qui fait que 90% de l'oxydation mesurée est créée par le test lui-même ! Il est intéressant de noter la façon dont le directeur de Nature a procédé pour faire publier l'article dans la section "correspondance" de la revue, ce qui fait que l'article n'est pas passé par la procédure habituelle de validation scientifique par les pairs, le "référé" qui permet habituellement de corriger ou de rejeter des articles lorsqu'ils comportent des erreurs ou des insuffisances méthodologiques comme c'est le cas ici. Il s'agit en fait d'une décision politique de Nature, qui a permis de donner une caution scientifique à un article peu fondé, et surtout permet de nourrir en arguments le lobby hostile à l'utilisation des vitamines. En effet, aujourd'hui encore, cette étude, alors que même les auteurs de celle-ci ont fait amende honorable et reconnu qu'il fallait inverser la signification de leur étude et constater un rôle antioxydant de la Vitamine C (8), sert toujours, ici où là, à mettre en garde les consommateurs contre les dangers potentiels de la Vitamine C !

La deuxième étude controversée, plus récente, concerne un risque d'épaississement des carotides chez les personnes qui ont consommé 500 mg de Vitamine C pendant plus d'un an que chez ceux qui n'en consomment pas. L'annonce publique des résultats est intervenue lors de la réunion de l'association américaine de cardiologie à San Diego en mars 2000, ce qui lui a donné un très grand retentissement dans les médias. Mais là encore il s'agissait d'une présentation orale d'une recherche qui n'avait pas été publiée et en était à l'étape du "référée", ce qui fait que l'article n'était même pas disponible ! L'association de cardiologie n'a pourtant pas hésité à donner une tribune officielle aux chercheurs alors que l'étude est en contradiction avec toutes les autres recherches cliniques et épidémiologiques menées sur le sujet ! L'étude comporte pourtant de nombreux points faibles qui auraient dû inciter l'association de cardiologie à une très grande prudence (9) :

- il s'agit d'une étude épidémiologique et non d'une étude clinique en double aveugle et il peut exister des différences de mode de vie entre les deux populations testées, d'autant que le niveau statistique des preuves est relativement faible.

- les chercheurs ont utilisé une nouvelle technique d'imagerie en cours de validation et surtout n'ont retenu que un sur quatre des indicateurs que celle-ci permet de recueillir et, en plus, le moins significatif de tous !

- l'épaississement (à distinguer de l'occlusion) pourrait être dû à une synthèse accrue de collagène grâce à la Vitamine C et pourrait être en fait un indicateur d'amélioration (voir section précédente de cette page), en particulier si les trois autres indicateurs (non mesurés) avaient une évolution positive (stenosis, diminution des plaques d'athérosclérose et vélocité du flux sanguin).

On voit donc comment une étude fort mal conçue peut avoir un retentissement bien immérité !

Vitamine C orale et Vitamine C injectable :

Quelques mots sur la Vitamine C injectable réservée bien sûr à l'usage médical (ampoule d’un gramme de Vitamine C en pharmacie). Il est utile de rappeler ici que le Dr Klenner, un des premiers médecin à avoir fait un usage clinique étendu de la Vitamine C en injection et par voie orale, a montré à travers de nombreux exemples très démonstratifs la supériorité impressionnante de la Vitamine C en injection. L'ouvrage récent et déjà classique publié en 2002, par Thomas Levy "Vitamin C, Infectious Diseases, and Toxins", qui parmi une multitude d'autres informations pertinentes détaille les protocoles de Klenner, donne de nombreux exemples de cette différence d'efficacité entre l'injection et la voie orale qui laissent songeur. Les exemples donnés donnent à penser que la différence d'efficacité pourrait atteindre ou dépasser un facteur 10, lié probablement au fait que l'injection permet d'atteindre immédiatement un taux plasmatique très élevé inatteignable par voie orale. Toutefois, il faut quand même savoir que les niveaux plasmatiques atteignables par voie orale sont bien supérieurs à ce que disent les ouvrages de nutrition qui interprètent de façon erronée les études réalisées sur la question. Il est possible d'atteindre par voie orale et contrairement aux idées reçues, des niveaux élevés en prenant à intervalle régulier des doses de Vitamine C, en tenant compte de ce que la demi-vie de la Vitamine C (le temps pour éliminer 50% de la Vitamine C) est très brève, de l'ordre d'une demi-heure, lorsque l'on prend des doses élevées. Ce point est bien expliqué dans le livre de Steve Hickey et Hilary Roberts "Ascorbate : The Science of Vitamin C" (2004). C'est la saturation moyenne du taux de plasma sur 24h qui est décisive quant à l'efficacité de la Vitamine C que vous prenez et cela explique d'ailleurs l'efficacité médiocre de certaines études prenant de la Vitamine C à des doses peu élevées et en une seule fois dans la journée. Donc faire 3 prises de Vitamine C est un minimum et 6 prises est encore mieux pour les puristes. Et une personne malade ou fiévreuse pourra en prendre toutes les 1/2 heure. Ces conseils sont aussi valables pour ceux dont la prise de Vitamine C est exclusivement alimentaire (sans complémentation) avec un apport de fruits à prévoir aux trois repas pour avoir des apports plasmatiques réguliers sur toute la journée.

Rappelons aussi que les animaux qui dans leur quasi-totalité synthétisent leur propre Vitamine C disposent d'un flux plasmatique constant de Vitamine C correspondant à plusieurs grammes de Vitamine C en rapportant la taille à l'homme. Et en plus l'efficacité n'est pas du tout comparable avec la prise orale chez l'homme puisqu'il s'agit de l'équivalent d'une injection à flux constant sur 24h.

Quelle quantité et quelle forme de Vitamine C utilisé en complémentation ?

En France, on frémit dès que l'on parle de chimie et de nombreuses personnes croient que la Vitamine C industrielle poserait des problèmes particuliers, notamment parce que 50% de la Vitamine C fabriquée de cette façon serait un isomère non physiologique, soit du D-ascorbique acide au lieu du L-ascorbique acide. S'il est vrai que ce problème se pose pour la forme synthétique de vitamines comme la vitamine E (Cf. la page vitamine E de Gestion Santé), la Vitamine C industrielle, fabriquée par fermentation est 99,9% physiologique contrairement à un mythe tenace et largement répandu dans les cercles naturopathiques français. Toutefois, suivant la qualité du processus de fabrication, une partie du produit peut être de qualité inférieure. On évoque par exemple le cas de produits importés de Chine qui ne respecteraient pas les normes de pureté occidentale. Toutefois compte tenu de ce que le produit n'est de toute façon pas très cher, la majeure partie des fabricants sérieux proposent de la Vitamine C de qualité. Certains fabricants précisent même "de qualité pharmaceutique" (par exemple Now pour leur Vitamine C en poudre).

Qu'en est-il à l'opposé des produits censés être 100% naturels ? Il s'agit pour l'essentiel en France de produits à base d'acérola, car ce fruit est le plus concentré en Vitamine C. Ceux-ci ont l'avantage de contenir des flavonoïdes qui sont des co-facteurs intéressants de la Vitamine C. D'ailleurs, dès les années 50, les praticiens avertis recommandaient d'utiliser ces produits avec la Vitamine C parce qu'ils renforcent la perméabilité vasculaires des micro-vaisseaux et luttent ainsi contre la diffusion des virus et bactéries dans l'organisme (on parlait alors de vitamine P ou de facteur P pour évoquer cette Perméabilité).

Néanmoins même les fruits les plus riches en Vitamine C comme l'acérola posent des problèmes de concentration de la Vitamine C, ce qui fait que de nombreuses marques rajouteraient de la Vitamine C sans le dire toujours explicitement pour atteindre des dosages élevés de Vitamine C dans un comprimé de taille raisonnable. Philippe Perruchon, un naturopathe qui commercialise de la Vitamine C naturelle et a eu accès aux dossiers techniques des fabricants déclare dans sa page sur la vitamine C qu'il est impossible d'atteindre des concentrations de 500 mg par comprimés sans ajouter de la Vitamine C de synthèse du fait des limites techniques d'extraction et de concentration du produit de base. Par ailleurs, lorsque l'on veut absorber des doses élevées de Vitamine C, il n'est pas forcément nécessaire d'avoir les flavonoïdes associés sur la totalité des apports, surtout si on a par ailleurs une nourriture équilibrée riche en fruits et légumes. Par exemple 1 à 2 g avec des apports en flavonoïdes et le reste en Vitamine C pure peut être un bon choix pour les personnes souhaitant des apports de plusieurs grammes.

Dans ces conditions, il me paraît plus judicieux, compte tenu du coup de la fabrication des extraits d'acérola, de prendre de la Vitamine C de synthèse dans lequel a été rajouté des flavonoïdes extraits par exemple de citrons ou autre. Personnellement j'ai porté mon choix sur un produit de Source Naturals qui répond à ces critères et que l'on trouve aux USA pour environ 17$ les 250 comprimés à 1g de Vitamine C avec en plus de grosses quantités de flavonoïdes... Difficile de trouver un rapport qualité prix plus avantageux ! On pourra compléter si nécessaire par de la Vitamine C pure en poudre ou en comprimés. Pour la Vitamine C en poudre il vaut mieux se rincer la bouche après, car prise fréquemment et régulièrement, elle peut être agressive pour l'émail dentaire (Note de vitCnat : pour une cuillère à café d’acide L-ascorbique (Vitamine C identique à celle présente dans l’acérola) ajouter un quart de bicarbonate de sodium et vous aurez une Vitamine C tamponnée c’est-à-dire non acide). Ne pas oublier non plus le risque de diarrhée chez certaines personnes sensibles.

Conclusion :

Ainsi la Vitamine C présente les caractéristiques d'un antioxydant remarquablement polyvalent et qui semble pouvoir présenter, à haute dose, des propriétés tout à fait extraordinaires. Malheureusement les réticences des lobbies médicaux et pharmaceutiques n'ont pas, à ce jour, permis de réaliser les études qui confirmeraient de façon indiscutable les passionnantes recherches menées de façon souvent isolées par des praticiens courageux. On assiste au contraire à une volonté systématique de désinformation du public. Ici encore c'est à l'usager du système de santé de se mobiliser pour imposer que l'évaluation des médicaments, des vitamines et des méthodes de santé cesse d'être confisquée par des intérêts privés pour lesquels les considérations de santé publique constituent malheureusement un aspect plus que secondaire de leur politique.

Liens et ouvrages de références :

AscorbateWeb : En anglais, une multitude d'articles tirés de revues en libre accès, classés suivant différentes catégories : année de publication, pathologies, auteurs, etc.

 

The vitamin C Foundation : Site de référence en anglais dans l'esprit de Klenner, Pauling et Cathcart prônant des méga doses de Vitamine C.

 

C for yourself : Différents articles en anglais encourageant l'utilisation de la Vitamine C.

 

MegaC Education : Site en anglais de praticiens américains favorables à l'utilisation thérapeutique de la Vitamine C.

Steve Hickey et Hilary Roberts "Ascorbate : The Science of Vitamin C" (Lulu, 2004). Un livre intéressant débutant par une approche historique et épistémologique de la découverte de la Vitamine C et de ses bénéfices avec un portait de quelques chercheurs majeurs dans ce domaine. Les auteurs soulignent à juste titre dans une réflexion sur la validation des théories scientifiques que pour l'exploration et la validation des traitements médicaux il faut prendre en compte le rapport : risque du traitement (faible, moyenne, élevée)/efficacité (forte, moyenne, faible ou nulle)/et la reproductibilité des expériences de validation d'une approche thérapeutique (difficile, assez difficile, aisée). Comme les auteurs l'expliquent, la Vitamine C se caractérise par un risque thérapeutique quasi nul en injection ou par voie orale, une efficacité revendiquée très élevée dans une multitude de pathologies et une reproductibilité des expériences de validation des expérimentations très aisées et peu coûteuse. En effet, le protocole de traitement est simplissime, l'essai en double aveugle très facile à constituer, et le groupe à traiter et de petite taille compte tenu de ce que l'efficacité et très élevée si le dosage est respecté. Par exemple répliquer les expériences de Klenner sur les complications graves des maladies virales où il utilisait à intervalle rapproché jusqu'à guérison des injections de plusieurs grammes de Vitamine C en revendiquant une efficacité exceptionnelle, ne nécessiterait que quelques dizaines de patients, le coût serait négligeable, et le danger pour le patient traité quasi nul. C'est donc bien un obstacle épistémologique majeur provenant du monde médical qui explique le refus quasi général de mener des expériences de validation des indications revendiquées par la Vitamine C à des doses élevées. Bien que les doses élevées soit d'une remarquable sécurité, un biais inconscient ou délibéré intervenant lors des process de réplication des expériences par la médecine académique, consiste à faire prendre aux malades des doses très faibles, à substituer la prise orale à l'injection, etc. Cela permet lors de méta-analyse peu scrupuleuses, ne hiérarchisant pas correctement les dosages apportés dans les différentes études, de noyer les résultats positifs dans des résultats mitigés ou négatifs. Les auteurs expliquent pourquoi les expériences initiales sur les taux de saturation du plasma en Vitamine C prise par voie orale sont mal interprétées et ne sont plus pertinentes et comment la supplémentation orale permet de saturer le plasma à des doses bien supérieures à ce qu'y est encore enseigné à tort dans le domaine de la nutrition médicale. Les auteurs discutent l'efficacité de la Vitamine C dans différentes pathologies avec un développement particulier sur les pathologies cardio-vasculaires (ce n'est pas de loin la meilleure partie) et cancéreuses (le livre contient beaucoup d'information très intéressantes sur ce sujet qui a fait beaucoup couler d'encre). Le livre renvoie à un très grand nombre de références scientifiques qui permettent d'approfondir la réflexion et de se documenter plus avant. Un livre à lire.

Thomas Levy "Vitamin C, Infectious Diseases, and Toxins" (Xlibris, 2002). Un livre remarquable centré comme son titre l'indique non sur la pharmacologie de la Vitamine C mais sur les pathologies qu'elle est susceptible de traiter. Il complète donc très utilement le précédent. L'auteur place parfois sur le même plan des expérimentations cliniques telles que celles de Klenner avec toute la gradation possible jusqu'aux études en double aveugle correspondant aux normes actuelles de scientificité. Il ne s'agit pas d'ignorance de la part de l'auteur et l'ensemble de ce corpus de références est organisé de façon très claire, pédagogique et démonstratif. J'y ai appris une multitude de choses notamment sur l'intérêt majeur de la Vitamine C dans le traitement des maladies où les toxines bactériennes sont à l'origine de l'essentiel de la gravité du tableau clinique. Je n'avais jamais vu traité cette question et le Dr Levy y consacre à juste titre une part considérable de son ouvrage en apportant sur cette question une multitude d'informations particulièrement éclairantes avec une pédagogie qui permet au lecteur non initié de comprendre l'origine et la gravité de ces infections. L'auteur a effectué un travail énorme de documentation sur l'ensemble des pathologies humaines accessibles à la Vitamine C, avec un accent particulier sur les maladies virales et bactériennes et sur les applications en matière d'empoisonnement. Le livre d'un grand médecin à lire absolument.

Egalement, la page de Biogassendi sur la Vitamine C.

(1) Adresse de l'interview (en anglais) en deux parties du Dr Balz Frei par Richard A. Passwater, Ph.D. : Frei1 et Frei 2. Pour d'autres interviews ou articles intéressants consulter le site du Dr Passwater. Le présent article n'a pas vocation à être une synthèse ou un résumé des documents cités auxquels vous voudrez bien vous référer directement pour plus ample information.

(2) Ceci ne doit en aucun cas être lu comme un conseil de supplémentation en Vitamine C des patients atteints d'hémochromatose ! Nous avons été nous-même surpris par cette information qui contredisait ce que nous avions lu jusqu'à présent sur la question. Cf. par exemple les remarques faites par Nutranews en juillet 99 dans son bulletin pourtant en général très bien informé. Les arguments favorables à l'apport de Vitamine C paraissent toutefois très solides et mériteraient d'être plus largement diffusés auprès des médecins spécialisés dans le domaine de la médecine orthomoléculaire. Il semble en fait exister une confusion entre, d'une part, le fait que l'acide ascorbique pris en cours de repas (mais aussi d'autres produits acides) augmente l'assimilation du fer par l'organisme, ce qui est évidemment préjudiciable à ces malades qui ont tendance à sur-stocker le fer, et d'autre part, l'hypothèse probablement erronée d'une action oxydante de l'acide ascorbique sur le fer au sein même de l'organisme. La solution simple au premier problème consisterait donc pour ces malades à toujours prendre la Vitamine C à bonne distance des repas.

(3) Le Dr Cathcart utilise l'acide ascorbique lorsque la Vitamine C est apportée par la voie orale, mais cette forme de Vitamine C est trop acide pour être injectée. Il utilise donc l'ascorbate de sodium en injection à cause de son pH neutre.

(4) Rappelons que pour la médecine académique de telles quantités sont considérées comme potentiellement très dangereuses pour la santé ! Les doses conseillées en prescription chez l'adulte sont de 1 à 3 g/j pendant une semaine ; ce site n'a en aucun cas pour vocation d'encourager l'auto prescription ! Rappelons aussi au passage, et pour beaucoup d'affections similaires, les bienfaits du chlorure de magnésium. C'est un grand médecin français, le Pr. Pierre Delbet, qui a découvert, lors de la première guerre mondiale, l'exceptionnelle capacité du chlorure de magnésium à stimuler la phagocytose (évaluée par lui à 333% in vivo). Cf. "Le chlorure de magnésium" in "Tous les espoirs de guérir, T.1" de Jean Palaiseul, Ed. J'ai Lu, 1970. Bonne synthèse en anglais de Walter Last. Il est possible que Delbet ait en fait repris (plus ou moins délibérément) les travaux également remarquables mené avant lui par René Quinton sur l'eau de mer ramené à l'isotonie sanguine qui constituait un parfait substitut au plasma sanguin.

(5) Les résistances principales proviennent évidemment des résistances des lobbies pharmaceutiques et médicaux opposés à tout ce qui ressemble à des mesures simples et peu coûteuse en matière de santé.

(6) Dans son livre "Notre ange gardien : La Vitamine C", Ed. Trédaniel, le Dr Pierre Corson fait état d'une étude intéressante faite en 1977 par le Dr Banic de la faculté de médecine de Ljoubliana (Yougoslavie). Dans cette étude, les animaux recevant un apport complémentaire en Vitamine C (la quantité de Vitamine C et le type d'animal n'est malheureusement pas précisée), et contaminés par le virus rabique avaient un taux de survie doublé passant à 70% de survie (contre 35% dans le groupe non traité). Cette étude, outre son intérêt concernant l'utilisation de la Vitamine C, pourrait confirmer que face à une infection grave, l'animal n'est pas non plus en mesure de fabriquer un niveau optimum de Vitamine C. Cf. le lien ci-joint : Corson. Après recherche sur le Web nous avons trouvé un site qui propose une remarquable bibliographie sur la Vitamine C : alex vitamin C avec un certain nombre d'articles in extenso. L'article de Banic semble être le suivant : Banic, S. Prevention of Rabies by Vitamin C. Nature 258 : 5531, 153-154, 13 November 1975. Aucun résumé de l'étude n'est malheureusement disponible sur Medline.

(7) Pour un très bon article de synthèse sur le glutathion nous conseillons de lire "Glutathione : Systemic Protectant against oxidative and free radical damage" de Parris M. Kidd, Ph. D.

(8) Nature 395 : 232 (17 Sept 1998). Réponse des auteurs de l'étude aux courriers de contestation adressés à Nature.

(9) Nous nous appuyons sur deux articles, l'un de mai 2000, l'autre de juin 2000 de la Life Extension Foundation.

Source : http://gestionsante.free.fr